Dimanche 24 février 2008
publié dans : Tribune libre
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Michel Barnier

Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
78, rue de Varennes
75007 Paris

Châtenay-Malabry,
le 24 février 2008



Monsieur le Ministre,


Je ne fais pas partie de ceux qui disent « tous pourris » en parlant de notre monde politique en général et de nos gouvernants en particulier.
J’ai été élevée dans le plus grand respect des valeurs de la République, de la Démocratie  et de la Politique. Je mets des majuscules à ces mots qui sont les fondements mêmes tant de ma vie publique, avec ses engagements professionnels, politiques et associatifs que de ma vie privée, à travers l’éducation de mes cinq enfants.

Ainsi, j’ai le plus grand respect pour vous, pour  l’honnêteté et la dignité que vous manifestez depuis que vous exercez des mandats politiques.
Je ne sais pas si je pourrais encore vous faire ce crédit, sans réponse à mes questions.

En effet, comme des millions de Français, je suis atterrée, consternée et finalement insultée par le comportement du Président de la République que vous soutenez.

Monsieur le Ministre, vous  acceptez d’accompagner  politiquement un homme, emblème de  notre République et de ses valeurs, qui ose s’adresser à un de ses concitoyens dans les termes utilisés au salon de l’Agriculture, en votre présence, termes que je n’ai pas besoin de rappeler ici (*). J’en rougis encore de honte.

Cela s’ajoute à  tous les dérapages idéologiques que des effets d’annonce et des passages à l’acte permanents induisent.  Je ne veux même pas parler de l’étalage indigne de la vie privée.  C’est donc devenu cela, la Politique ? C’est cela VOTRE conception de la Politique ?

Monsieur le Ministre, mes questions sont  simples :
  • Cautionnez-vous ces dérapages verbaux publics qui sont des insultes à la dignité de la fonction de Président de la République, donc des insultes au peuple français ?
  • Comment pensez-vous manifester votre désaccord ?
  • Que dois-je répondre à certains de mes onze petits-enfants, parfaitement bien élevés, je veux dire par là élevés dans le respect des autres et de la Loi, lorsqu’ils me demandent si le Président de la République sera sanctionné, comme l’élève qui a traité son prof de « connard »  et qui a été exclu de son établissement  pour plusieurs jours ?
Je vous serais très reconnaissante de bien vouloir répondre à mon courrier et vous demande de croire en l’assurance de ma considération,

Jeanne
Militante socialiste


(*) Le Chef de l'Etat, repoussé par un visiteur du salon de l'Agriculture auquel il s'apprêtait à accorder une poignée de main, s'est alors emporté en lançant : "Casse-toi, casse-toi alors pauvre con va...".
Vous pouvez visionner la vidéo sur le site du Parisien, en cliquant ici.
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Lundi 18 février 2008
publié dans : Tribune libre
undefinedCe sont les équipes qui font les choses.
Nous sommes à l’écoute de vos envies et de vos suggestions.



Chaque citoyen doit pouvoir s’exprimer

La politique culturelle que nous mènerons visera à aider chaque citoyen à s’exprimer, de passer d’un rôle de consommateur de culture (plus ou moins éclairé) à celui d’acteur de sa culture. Nous mettrons en place les moyens pour tous de s’approprier les outils et les lieux culturels.

La culture n’est pas un luxe, mais au contraire un besoin essentiel pour tous les citoyens quelles que soient leur condition sociale ou leurs origines. D’ailleurs, il n’existe pas une culture, mais des cultures, toutes aussi estimables les unes que les autres.

Nos différences sont un atout

La politique Culturelle se devra donc de favoriser l’échange interculturel et intergénérationnel
. C’est parce que la culture revêt plusieurs formes, exprimant diverses identités qu’elle permet à tous de se situer dans son époque et sa propre réalité. C’est par l’acceptation de nos différences que nous évoluerons dans une société réellement laïque et républicaine.

La culture est un vecteur de lien social. Dans une société où tout tend à uniformiser les comportements, à isoler chaque citoyen pour survivre, la Culture est un outil essentiel dans la reconquête d’un sentiment citoyen. C’est le terrain sur lequel tous peuvent se rencontrer quels que soient l’âge, l’origine ou la condition. C’est par nos diversités que nous deviendrons plus solidaires ; par la reconnaissance de la différence d’autrui que nous enrichirons nos identités.

Châtenay-Malabry doit affirmer son identité

Cette Ville a besoin de se reconnaître et d’être reconnue. Elle a besoin de s’ouvrir vers l’extérieur, autant que de retisser le tissu social de ses habitants, de retrouver un supplément d’âme.

L’héritage culturel de Châtenay-Malabry

La Ville comprend :

  • Le cinéma Le Rex dont l’activité de programmation et de sensibilisation sont satisfaisants ;
  • Un « Pôle culturel » (ouverture mars 2008) qui devra accueillir les activités du Conservatoire de Musique et de Danse, une « Café musiques actuelles » et une salle de spectacle de accueillir le Théâtre et toutes formes de spectacle vivant ;
  • La Maison de Chateaubriand et son Parc – gérée par le Département – lieu de quelques manifestations culturelles annuelles ;
  • La Bibliothèque-médiathèque du Centre et la Bibliothèque Aragon dans la Butte Rouge. Les fonds semblent peu susceptibles d’aider les jeunes châtenaisiens dans leurs études ;
  • Enfin, il n’y a plus de vrai Service Culturel.
Le tissu associatif culturel de la Ville s’est singulièrement affaibli
D’une Ville qui avait construit son identité sur la culture, au tissu associatif riche, l’équipe municipale sortante a su détruire le maillage associatif existant et rendu le seul lieu de spectacle vivant inopérant depuis des années. Et ce ne sont pas les trente jours d’une programmation annuelle faite pas les Gémeaux qui ont aidé à ce que les habitants de la Ville se soient sentis interpellés par le lieu de spectacle qui était à l’origine un outil destiné à les servir.

L’équipe municipale en place depuis deux mandatures est visiblement en panne d’un Projet Culturel. Ainsi elle plutôt chercher à se défausser du phénomène « culture » en sous-traitant ses actions : soit en confiant le gestion du Théâtre, quand ilfonctionnait, à d’autres structures (cf Les Gémeaux), soit en tentant de résoudrele problème en mettant la salle de spectacle sous la responsabilité de la Communauté d’agglomération pour ne pas supporter seule le poids financier d’un établissement coûteux pour une Ville d’à peine plus de 30 000 habitants – solution qui paraît plutôt censée.
Quant à l’action culturelle, on saupoudre  ou on sous-traite quelques animations (le 14 juillet, le marché de Noël) ! La Ville organise ça et là des actions culturelles vers les écoles mais a visiblement décidé de concentrer ses moyens sur le seul pole culturel dont ont peut noter que le coût global est passé de près de 14 millions initialement à près de 30 millions !!

Ce que nous voulons faire

  • Réanimer le tissu associatif : redonner à des associations culturelles les moyens matériels et autres d’exister, dans le respect de leur indépendance. Il faut donner la parole aux citoyens. Leur donner les moyens d’exprimer ce qu’ils sont et ce qui leur manque
  • Donner au Pole Culturel une identité forte, qui le différencie des lieux de spectacles voisins. Le Pole se doit d’être identifiable ; nous désirons aussi le mettre en communication active avec des villes de banlieues européennes pour que s’y développent les cultures urbaines. Donc permettre à toutes les cultures, les identités de Châtenay-Malabry y soient parties prenantes.
  • Mettre en place les moyens d’une politique réaliste de développement des Arts plastiques, parent pauvre de la culture châtenaisienne. Nous vivons dans une civilisation de l’image, mais rien n’a été fait pour prendre en compte les besoins des plasticiens et graphistes dans notre Ville. Il faut leur ouvrir un lieu de pratiques et d’échanges : La Maison de l’Image et de la mémoire vivante.
  • Reconstituer un Service Culturel compétent et efficace : ce sera à travers lui que se recruteront des collectifs d’artistes, des compagnies de danse et d’intervention théâtrale qui seront chargé d’amener, sur le terrain, un support aux Ecples, aux Collèges, aux Centres aérés, aux Maisons de quartier, aux L.E.O. et aux associations dans leurs activités. Ce sera avec son aide que s’élaboreront les divers projets qui verront le jour.
  • Dynamiser une politique de la lecture publique en dotant les bibliothèques de fonds plus conséquents et répondant à toutes les attentes
  • Favoriser l’accès de tous les châtenaisiens à la Culture : ce serait irréaliste de croire que parce qu’il existe des lieux de culture sur la ville les habitants y viendront automatiquement ! La culture doit aller à la rencontre des habitants sur leurs lieux de vie, leurs quartiers, au cœur de la Cité et des Cités.
  • Favoriser la création d’événements culturels et festifs, type fête de rues, de quartiers, événements carnavalesque, « Battle de graffs », etc.. Bref tous ce qui favorisera l’échange et l’épanouissement des identités culturelles de la Ville.
PARLONS CULTURE

Qu’est-ce que la culture ?

On peut, incomplètement, définir la Culture comme l’ensemble des connaissances acquises, soit par l’éducation scolaire, les lectures, et tous les moyens propre à nous ouvrir sur le monde, soit, inconsciemment parce qu’elle nous a été transmise par notre milieu familial, social et religieux.
Ainsi la culture contribue à la définition de notre identité. C’est pourquoi il est judicieux de parler de « cultures »

Des conceptions de la culture

Les différences essentielles qui existent entre les forces progressistes et celles plus conservatrices dans la conception de la culture, c’est que les forces progressistes envisagent la culture comme un échange réciproque et permanent entre une culture héritage d’un passé historique et artistique (une culture « patrimoine ») et la Culture populaire – celle qui se fait tous les jours en vivant le monde, productrice ou non de citoyenneté.
Les forces conservatrices considèrent surtout la Culture comme un objet de raffinement, un « plus », important mais non essentiel dans l’éducation de l’individu. Ainsi, il existerait une Culture venu d’un « en-haut » que l’on devrait, dans le meilleur des cas faire coulisser vers le bas.

Laurent Maklès

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Mardi 29 janvier 2008
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undefinedMardi 29 janvier, pendant que se tient notre réunion sur l’urbanisme, au Conseil municipal, Georges Siffredi annonce un « Plan Local d’Urbanisme » (PLU), ce que nous demandons depuis des mois (et même années). C’est de la même manière que, il y a quelques jours, il a annoncé une maison des arts et que des panneaux fleurissent en centre ville annonçant des commerces. Veut-il promettre en 6 semaines ce qu’il n’a pas fait en 13 ans ? A-t-il peur ou écoute-t-il nos engagements pour faire les mêmes ?

 

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Samedi 26 janvier 2008
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undefinedIl ne vous a pas échappé qu’il existe un « style » UMP des Hauts-de-Seine.

Essayons de le caractériser : une once de mépris et d’arrogance (Patrick Devedjian à Antony, Manuel Aeschlimann à Asnières), une bonne dose d’autoritarisme (Georges Siffredi qui se présente à nouveau devant les électeurs dans notre bonne ville), beaucoup de vulgarité (comment qualifier autrement l’exhibitionnisme de notre people président ?), sans oublier un peu d’opacité (rappelez-vous Charles Pasqua), des élus condamnés pour abus de bien public (Patrick Balkany à Levallois) et d’autres rendus inéligibles (Philippe Pemezec au Plessis-Robinson).

Un cocktail détonant qui n’honore pas la démocratie.

Sans doute ces hommes ont-ils été élus démocratiquement. Ils ne manquent pas de rappeler leur légitimité à chaque fois qu’ils sont interpellés sur des questions qui les gênent.

Mais ce que le suffrage universel a fait, le suffrage universel peut le défaire.

Les prochaines élections municipales sont à la fois un enjeu local majeur et un test national pour cette majorité qui inflige à la France entière ce style UMP Hauts-de-Seine si particulier.

Sylvie Delaune

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Samedi 12 janvier 2008
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undefinedDepuis quelques temps Nicolas Sarkozy et François Fillon font part de leur volonté de politiser les prochaines élections municipales et de leur donner une dimension nationale. Ce samedi 12 janvier 2008 lors du Conseil national de l’UMP, Patrick Devedjian a, en ce sens, emboîté le pas du Président de la République et de son chef de gouvernement par des propos sans détour :
« Oui, il faut politiser ces élections. (…) Ça veut dire que nous souhaitons 'nationaliser' les élections municipales, leur donner une dimension nationale. (…) Le vent qui souffle dans le sillage de Nicolas Sarkozy ne s'arrête pas à la porte des mairies. (…) Nous nous sommes trop longtemps excusés d'être un parti de droite, nous l'avons payé cher. Nous n'allons pas maintenant nous excuser d'être nous et, en ce qui me concerne, sarkozyste. (…) Quelle pudeur absurde nous dicterait de passer sous silence les idées qui nous fondent ?».


Au moins les choses sont claires : l’UMP veut un succès aux élections municipales pour offrir un blanc-seing national à Nicolas Sarkozy et permettre au Président de la République et à son gouvernement d’en remettre une couche dans le démantèlement des droits sociaux et des services publics, dans l’accroissement des inégalités et des précarités, dans les accointances avec les puissants et le mépris des plus faibles.

Il y aura donc bien un enjeu local et national à ces élections municipales.

A Châtenay-Malabry l’enjeu local est évident : en finir avec l’actuelle municipalité de type « monarchie élective » où le maire sortant par sa façon de faire s’apparente à Nicolas Sarkozy, le bling-bling en moins, et proposer aux châtenaisiens une nouvelle façon de gérer la commune basée sur la démocratie participative pour faire de Châtenay-Malabry une ville plus citoyenne, plus solidaire, plus durable et plus dynamique. C'est tout le projet que vous propose Michèle Canet et son équipe et auquel tous les châtenaisiens sont conviés à participer.

Quant à l’enjeu national, il revêt à Châtenay-Malabry un caractère bien particulier du fait de l’intime et privilégié entremêlas entre Georges Siffredi, Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy d’une part et de l’écrasante et arrogante mainmise de ces trois là sur notre ville d’autre part. En effet, Georges Siffredi, par ailleurs Président de la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre, est un fidèle serviteur local de Patrick Devedjian, lui-même Secrétaire Général du parti de Nicolas Sarkozy, Président du Conseil Général à majorité UMP de notre département après avoir succédé à Nicolas Sarkozy et Député de notre circonscription, dont Georges Siffredi est le suppléant, appuyant la politique de Nicolas Sarkozy.
 
A Châtenay-Malabry ce double enjeu comporte donc un triple message : NON à Sarkozy, NON à Devedjian et NON à Siffredi.
 
Les 9 et 16 mars 2008,
Ensemble pour une ville citoyenne et solidaire,

votons pour Michèle Canet et son équipe.

Christophe
Militant socialiste
à Châtenay-Malabry
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