
Michel Barnier
78, rue de Varennes
75007 Paris
Châtenay-Malabry,
le 24 février 2008
Monsieur le Ministre,
Je ne fais pas partie de ceux qui disent « tous pourris » en parlant de notre monde politique en général et de nos gouvernants en particulier.
J’ai été élevée dans le plus grand respect des valeurs de la République, de la Démocratie et de la Politique. Je mets des majuscules à ces mots qui sont les fondements mêmes tant de ma vie publique, avec ses engagements professionnels, politiques et associatifs que de ma vie privée, à travers l’éducation de mes cinq enfants.
Ainsi, j’ai le plus grand respect pour vous, pour l’honnêteté et la dignité que vous manifestez depuis que vous exercez des mandats politiques.
Je ne sais pas si je pourrais encore vous faire ce crédit, sans réponse à mes questions.
En effet, comme des millions de Français, je suis atterrée, consternée et finalement insultée par le comportement du Président de la République que vous soutenez.
Monsieur le Ministre, vous acceptez d’accompagner politiquement un homme, emblème de notre République et de ses valeurs, qui ose s’adresser à un de ses concitoyens dans les termes utilisés au salon de l’Agriculture, en votre présence, termes que je n’ai pas besoin de rappeler ici (*). J’en rougis encore de honte.
Cela s’ajoute à tous les dérapages idéologiques que des effets d’annonce et des passages à l’acte permanents induisent. Je ne veux même pas parler de l’étalage indigne de la vie privée. C’est donc devenu cela, la Politique ? C’est cela VOTRE conception de la Politique ?
Monsieur le Ministre, mes questions sont simples :
- Cautionnez-vous ces dérapages verbaux publics qui sont des insultes à la dignité de la fonction de Président de la République, donc des insultes au peuple français ?
- Comment pensez-vous manifester votre désaccord ?
- Que dois-je répondre à certains de mes onze petits-enfants, parfaitement bien élevés, je veux dire par là élevés dans le respect des autres et de la Loi, lorsqu’ils me demandent si le Président de la République sera sanctionné, comme l’élève qui a traité son prof de « connard » et qui a été exclu de son établissement pour plusieurs jours ?
Militante socialiste
(*) Le Chef de l'Etat, repoussé par un visiteur du salon de l'Agriculture auquel il s'apprêtait à accorder une poignée de main, s'est alors emporté en lançant : "Casse-toi, casse-toi alors pauvre con va...".
Vous pouvez visionner la vidéo sur le site du Parisien, en cliquant ici.
Ce sont les équipes qui font les choses.
Mardi 29 janvier, pendant que se tient
notre réunion sur l’urbanisme, au Conseil municipal, Georges Siffredi annonce un « Plan Local d’Urbanisme » (PLU), ce que nous demandons depuis des mois (et même années).
C’est de la même manière que, il y a quelques jours, il a annoncé une maison des arts et que des panneaux fleurissent en centre ville annonçant des commerces. Veut-il promettre en 6 semaines ce
qu’il n’a pas fait en 13 ans ? A-t-il peur ou écoute-t-il
Il ne vous a pas échappé qu’il existe un « style » UMP des Hauts-de-Seine.
Depuis quelques temps Nicolas Sarkozy et François Fillon font part de leur volonté de politiser les prochaines élections municipales et de leur donner une
dimension nationale. Ce samedi 12 janvier 2008 lors du Conseil national de l’UMP, Patrick Devedjian a, en ce sens, emboîté le pas du Président de la République et de son chef de gouvernement par
des propos sans détour :
Si vous souhaitez aider à la campagne,

